Arthrose de la Hanche

  • Définition de l’arthrose
  • Anatomie de la hanche
  • Causes de l’arthrose
  • Les symptômes
  • Le diagnostic
  • Le traitement
    • Médical
    • Chirurgical

Définition Arthrose de la Hanche​

L’arthrose de la hanche ou coxarthrose est une usure du cartilage de la hanche.

Si ce cartilage est usé de façon importante, il se produit un « grippage » lors des mouvements, entraînant plus ou moins rapidement un contact direct os de cuisse-os du bassin et progressivement une déformation des structures osseuses elles-mêmes. Cette usure peut faire suite à un phénomène de vieillissement naturel ou une déformation des structures osseuses dues à une maladie inflammatoire (polyarthrite), une malformation (dysplasie) ou une nécrose de la tête fémorale,

Cette coxarthrose peut être primitive, liée à une maladie du cartilage,

Elle peut être secondaire liée à un excès de sollicitation mécanique due :

  • à une surface portante inappropriée,
  • à une dysplasie du cotyle (malformation),
  • à des déformations,
  • à des dysmorphies acquises (séquelles d’ostéochondrite, d’épiphysiolyse, d’une fracture articulaire, d’une ostéonécrose…),
  • par augmentation de la résultante des forces dans la coxa valga ou lors d’une obésité.

Anatomie de la hanche

La hanche correspond à l’articulation entre l’os coxal (le bassin) et le fémur (l’os de la cuisse).

On parle de l’articulation coxo-fémorale. Elle fonctionne à la manière d’une bille (la tête du fémur) dans une demi-sphère (la cavité acétabulaire du bassin ou cotyle).

Les mouvements de cette articulation sont normalement possibles grâce à la présence de cartilage recouvrant les surfaces osseuses en contact. Elle permet la transmission des forces et la réalisation des mobilités nécessaires à la marche, la course, les changements de positions.

Causes de l’arthrose de la hanche :

L’arthrose est primitive (fig1) lorsqu’elle survient en l’absence de facteurs favorisants ou causes connues.

 

Bassin de face coxarthrose

 A l’inverse, l’arthrose de la hanche est dite secondaire lorsqu’elle est liée à une pathologie préexistante sous-jacente

Les principales causes sont les suivantes (liste non exhaustive) :

  • Ostéonécrose aseptique (sans germe) de la tête fémorale (fig 2)
  • Dysplasie (malformation pré-existante) de hanche (anomalie architecturale de couverture de la tête fémorale par le cotyle).
  • Conflits de hanche :
    • Liés à une protrusion acétabulaire (à un cotyle trop profond) ou à une rétroversion cotyloïdienne (cotyle qui regarde vers l’arrière au lieu de regarder vers l’avant). 
    • Liés à un conflit fémoro-acétabulaire : une protubérance fémorale (une bosse sur le col fémoral) ou une pince cotyloïdienne (cotyle trop recouvrant).
    • Ces anomalies vont entraîner des butées et des conflits lors des mouvements répétés de hanche.
  • Séquelles de pathologies de hanche dans l’enfance (pathologies de l’enfance et de l’adolescence pouvant entraîner des anomalies de la sphéricité de la tête fémorale : 
    • Epiphysiolyse (glissement ou séparation de la tête du fémur au niveau de son cartilage de croissance)
    • Luxation congénitale de hanche,
    • Ostéochondrite (mauvaise irrigation sanguine de la tête fémorale)
  • Arthrose post-traumatique. Les fractures articulaires peuvent entraîner à plus ou moins long terme de l’arthrose.
    • Des arthropathies métaboliques :
      – Chondrocalcinose (rhumatisme lié à des dépôts de micro-cristaux qui se déposent dans l’articulation),
      – Maladie de Wilson,
      – Hémochromatose …
  • Maladies systémiques : 
    – Arthrites inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante),
    – Maladie de Paget …

Les symptômes

Ce fonctionnement anormal de l’articulation entraîne progressivement des douleurs, d’abord simplement à la marche ou à la reprise d’activités (mécaniques), puis continuelles, avec apparition de douleurs nocturnes. Cette douleur est présente lors des changements de position, notamment le matin au réveil : il existe un dérouillage. Ces douleurs sont généralement situées au pli de l’aine, mais peuvent se manifester au niveau du genou, de la cuisse ou de la région fessière. L’évolution de la douleur est imprévisible. La douleur est différente d’une personne à une autre.

En règle générale la douleur évolue de façon progressive, par crise plus ou moins longue et d’intensité très variable, jusqu’à devenir permanente.
Les activités sont perturbées et notamment la marche avec boiterie et parfois l’aide obligatoire de cannes. De même la pratique des escaliers est limitée, avec gêne fréquente lors des activités usuelles. La conséquence des douleurs entraine une diminution des déplacements et réduit le périmètre de marche. La hanche peut s’enraidir et en particulier certains mouvements ne sont plus possibles. Difficultés à se faire les ongles des pieds, puis à mettre ses chaussettes et enfin à enfiler ses chaussures et à faire ses lacets.
Le mauvais fonctionnement de l’articulation de la hanche peut en outre retentir de façon très défavorable sur les articulations voisines et notamment la partie basse de la colonne vertébrale.

L’évolution de l’arthrose de hanche se fait de façon lente mais inexorable vers l’aggravation progressive avec diminution du périmètre de marche et de la mobilité de la hanche. La boiterie devient majeure et la hanche se bloque en abduction, rotation externe et en flexion.

La coxarthrose destructrice rapide (CDR) est une forme de coxarthrose primitive dont l’évolution est extrêmement rapide, entre six mois et deux ans et elle est bilatérale dans 25 % des cas.

Le traitement est médical ou chirurgical.

Traitement médical

Le traitement médical vise à diminuer les douleurs et à protéger la hanche malade quand elle n’est pas trop usée.

Les règles hygiéno-diététIques :

  • Lutter contre la surcharge pondérale,
  • Porter une canne du côté opposé à la hanche douloureuse,
  • Éviter les marches prolongées ainsi que les activités sportives intenses,
  • Lutter contre les attitudes vicieuses (flessum),
  • L’activité physique n’est pas à bannir. Il faut privilégier les sports comme la natation ou le cyclisme.

    Les traitements per os

  • Les antalgiques,
  • Les anti-inflammatoires
  • Ils visent à lutter contre la douleur pour préserver une certaine autonomie.


  • Les infiltrations
  • Les infiltrations locales de corticoïdes peuvent aussi calmer les douleurs et améliorer la qualité de vie mais elles doivent être réalisées avec parcimonie.
  • L’acide hyaluronique ou visco-supplémentation de la hanche (une injection par an peut être proposée).

    Le pourcentage de réponse à ce traitement est peu élevé. S’il y a une indication chirurgicale de prothèse totale de hanche, l’intervention devra être repoussée de six mois après la dernière injection pour éviter le risque infectieux.

    La kinésithérapie

    La kinésithérapie a pour but d’entretenir la force musculaire (principalement le quadriceps et les fessiers) et la mobilité de la hanche.

  • Traitement chirurgical

    En cas d’échec du traitement médical bien conduit, l’indication d’une prothèse totale de hanche doit être posée.

    En accord avec le patient, ce geste doit être guidé par la gêne fonctionnelle et non par l’usure radiologique (il n’y a en effet pas systématiquement de parallélisme entre la gêne fonctionnelle et l’aspect radiologique).

    En cas de coxarthrose secondaire peu évoluée ou localisée, les interventions chirurgicales conservatrices visent à corriger les anomalies anatomiques existantes pour protéger la hanche.

    Diagnostic

    Une simple radiographie du genou permet dans la plupart des cas de diagnostiquer une arthrose du genou. Le principal signe radiologique d’une arthrose de genou est le pincement de l’interligne dû à la diminution de l’épaisseur du cartilage. Plus l’arthrose est évoluée, plus le pincement augmente jusquà ce que les surfaces osseuses entrent en contact.

    Le bilan radiographique comprend des radiographies du genou de face, de profil, en schuss (position de ski) et un défilé fémoro-patellaire. Cela permet d’objectiver l’importance et le stade de l’arthrose et de préciser le compartiment atteint.

    Parfois une radiographie du bassin est nécessaire pour éliminer une arthrose de hanche associée quand l’examen clinique l’évoque (une arthrose de hanche peut donner des douleurs projetées vers le genou).

    Une radiographie de l’ensemble du membre (pangonogramme) est demandée afin d’évaluer la désaxation du membre inférieur lorsqu’une intervention de prothèse est programmée.

    D’autres examens complémentaires (scanner, IRM) sont parfois demandés pour aider à la prise en charge thérapeutique.

    Le traitement de l’arthose du genou (gonarthrose)

    L’objectif principal du traitement de l’arthrose du genou (gonarthrose) est de soulager la douleur et d’améliorer les mobilités.

    Le traitement médical de l’arthrose du genou :

    Le traitement médical est indiqué lorsque les lésions arthrosiques sont débutantes ou localisées.

    Les règles Hygiène-diététiques :

    Perte de poids, Activités physiques de maintien des mobilités (vélo, natation, etc..)

    Le traitements Per Os

    Antalgiques, Anti-inflammatoires

    Les injections :

    • La visco-supplémentation par de l’acide hyaluronique.

    C’est une injection d’acide hyaluronique que l’on fait dans l’articulation du genou qui permet de soulager la douleur et de reprendre une vie normale mais qui ne diminue en rien l’évolution de l’arthrose.

    • L’infiltration aux corticoïdes
    • L’injection de PRP.
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    La kinésithérapie

    Elle est parfois nécessaire pour la récupération des mobilités. La canne anglaise prise du côté opposé peut aider à diminuer le poids du corps sur le genou douloureux.

    Lorsque le traitement médical est dépassé, le traitement chirurgical peut être proposé.

    Les traitements chirurgicaux de l’arthrose du genou (gonarthrose)

    Les ostéotomies

    Lorsque l’arthrose est localisée à un compartiment fémoro-tibial (interne ou externe) et causée par une déviation du membre, nous pouvons opter pour un traitement conservateur de l’articulation du genou qui est l’ostéotomie.

    Elle a pour objectif de corriger l’axe du membre permettant une meilleure répartition des charges et des contraintes au niveau du genou. Cette ostéotomie va permettre de soulager les douleurs et de stabiliser l’arthrose chez le patient jeune. Elle ne fait pas disparaître l’arthrose.

    En fonction du type d’arthrose, l’ostéotomie siègera au niveau du tibia ou du fémur.

    La prothèse (arthroplastie)

    Lorsque l’arthrose est sévère, résistante au traitement médical bien suivi et que l’indication d’une ostéotomie ne peut plus être posée, il se discute un remplacement du cartilage par une prothèse de genou (arthroplastie).

    Les surfaces articulaires usées ou endommagées seront remplacées par une prothèse articulaire.

    Il existe deux sortes de prothèses de genou que l’on pose en fonction de l’usure :

    • La prothèse partielle et la prothèse totale
      • La prothèse partielle de genou dite prothèse uni-compartimentale (PUC)interne ou externe ou fémoro-patellaire.
      • La prothèse totale de genou ou PTG.