Docteur Michaël Hossenbaccus - Chirurgien Orthopédiste - Chirurgien du membre inférieur - Chirurgie de la main - Consultations sur rendez-vous au 05 53 02 16 17

La prothèse unicompartimentale du genou

Indication

L’arthrose du genou (gonarthrose) ne guérit pas spontanément et est irréversible. L’aggravation de cette arthrose conduit vers une augmentation des douleurs, une limitation du périmètre de marche, une boiterie, une limitation des activités et une réduction des mobilités. Lorsque cette arthrose évoluée est résistante au traitement médical bien suivi et que l’indication d’un traitement chirurgical conservateur (une ostéotomie) est dépassée, il se discute la mise en place d’une prothèse.

Quand l’usure des cartilages ne touche qu’une partie du genou (un compartiment), la prothèse unicompartimentale peut alors être indiquée.

Cette intervention consiste à remplacer une partie des surfaces articulaires du tibia et du fémur, soit au niveau de son compartiment interne ou externe. Cette intervention permet la conservation de l’ensemble des ligaments du genou y compris des ligaments croisés.

Docteur Hossenbaccus - Genou - Prothèse unicompartimentale du genou

Objectifs

L’objectif de la prothèse unicompartimentale est de supprimer les douleurs et de redonner de bonnes mobilités permettant de reprendre la marche, une vie normale et certaines activités de loisirs et sportives.

L’indication idéale d’une prothèse unicompartimentale est conditionnée par des critères d’exclusion :

  • Arthrose localisée à un seul compartiment du genou,
  • intégrité des ligaments (des ligaments croisés et des ligaments latéraux),
  • absence de surpoids majeur,
  • déformation dans le plan frontal de moins de 10° (5° après correction de l’usure),
  • absence de maladie inflammatoire ou de microcristaux,
  • de préférence des personnes âgées ou au-delà de 50 ans mais peu actives.

L’indication opératoire est à discuter au cas par cas et les critères d’exclusion ne sont pas exhaustifs.

La prothèse unicompartimentale

Les surfaces articulaires usées ou endommagées peuvent être remplacées par une prothèse unicompartimentale.

La réalisation d’une prothèse unicompartimentale du genou consiste à retirer des surfaces articulaires (os et cartilage) usées par le frottement et de les remplacer par les composants artificiels ayant la même morphologie. Ces composants reproduisent les mouvements naturels du genou.

La prothèse unicompartimentale se compose de trois parties :

  • Un élément fémoral métallique qui s’emboîte sur une partie de l’extrémité inférieure du fémur (condyle interne ou condyle externe),
  • une embase tibiale mise sur un des plateaux (plateau tibial interne ou externe)
  • une partie articulaire en polyéthylène qui s’insère sur le plateau tibial

Le protocole de l’intervention de la prothèse unicompartimentale

Lorsqu’il se pose l’indication d’une prothèse unicompartimentale de genou en consultation, le patient est inscrit dans le programme « de récupération rapide après chirurgie (RRAC). Tout est mis en œuvre pour permettre un rétablissement rapide des conditions physiques et psychiques.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale (rachi anesthésie).

La technique mini-invasive trouve ici pour une prothèse unicompartimentale tout son intérêt. L’indication de cette prothèse est posée lorsqu’il n’y a pas d’atteinte ligamentaire. Ces ligaments sont préservés pendant l’opération. Les coupes osseuses sont à minima à la forme de la prothèse et pour des déformations articulaires peu importantes. Les coupes osseuses sont réalisées par l’intermédiaire de systèmes de visée très précis (ancillaire) et spécifiques à chaque prothèse. Les différentes tailles disponibles de prothèses permettent de s’adapter à l’anatomie du patient.

Quelques mesures peropératoires favorables à la récupération rapide :

  • Intervention sans garrot,
  • Voie d’abord mini invasive visant à préserver les tissus périarticulaires,
  • les coupes osseuses sont réalisées à l’aide d’une instrumentation adaptée mini-invasive,
  • le contrôle du saignement en appliquant un protocole de perfusion et d’instillation locale en fin d’intervention d’hémostatique (Acide tranexamique Exacyl),
  • une infiltration d’anesthésique local à longue durée d’action (Naropéine) de toute la zone opératoire,
  • absence de drain (petit tuyau de drainage),
  • dès la fin de l’intervention après le pansement et la mise en place du bas de contention je débute la cryothérapie.

Suites opératoires

Prise en charge multimodale de la douleur (ablation des cathéters de perfusion dès que possible).
Cryothérapie pluriquotidienne.

Le jour même (J0) :

  • alimentation précoce,
  • mobilisation immédiate, récupération immédiate des mobilités articulaires qui est facilitée le 1er jour par l’infiltration d’anesthésique local per opératoire,
  • reverticalisation immédiate si le patient le supporte bien et début de la marche sous couvert d’un déambulateur ou de cannes,
  • Mise au fauteuil.

A partir du 1er jour :

  • Kinésithérapie de récupération des mobilités articulaires (la sortie est autorisée lorsque le patient obtient une extension complète et une flexion au moins de 110°),
  • marche plus prolongée et apprentissage de la montée et descente des escaliers (souvent plus facilement réalisés au 2e jour J2),
  • autonomie pour les gestes de la vie courante.

Application du protocole pour une hospitalisation en ambulatoire. Pour l’instant, une hospitalisation minimum de 3 jours.

Les suites d’une prothèse unicompartimentale sont souvent plus simples que pour une prothèse totale de genou. La rééducation peut s’envisager plus facilement à domicile.

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